Le BPC-157 est parmi les peptides les plus étudiés in vivo au cours des deux dernières décennies. La majorité des études disponibles provient de groupes utilisant des modèles rongeurs, avec des protocoles d'injection intrapéritonéale ou sous-cutanée. Les résultats publiés montrent des effets sur la cicatrisation des tendons, des muscles squelettiques et du tissu gastro-intestinal dans ces modèles.

Ce que les données montrent

Les études les mieux contrôlées portent sur des modèles de lésion tendineuse chez le rat. Dans plusieurs d'entre elles, les groupes traités montrent une récupération de résistance mécanique plus rapide que les contrôles, mesurée par des tests de traction standardisés. Les résultats sont cohérents d'une étude à l'autre pour ce modèle précis.

Les mécanismes proposés incluent une modulation des voies FAK-paxilline et de la synthèse du collagène de type I. Des données d'immunohistochimie montrent une densité plus élevée de fibroblastes dans les zones traitées.

Ce que les données ne montrent pas encore

L'absence d'études de phase I/II chez l'humain reste une lacune majeure. La translabilité des modèles rongeurs vers d'autres espèces n'est pas garantie, et les doses efficaces in vivo (généralement exprimées en μg/kg) ne sont pas directement transposables sans pharmacocinétique humaine publiée.

Limites à garder en tête

La plupart des études proviennent du même laboratoire (Zagreb), ce qui rend difficile l'évaluation indépendante. L'absence de données publiées en double-aveugle sur des populations animales diversifiées est une limite réelle que la littérature secondaire tend à minorer.